Décomposition d’un cours de karaté do shotokai

Publié le par SERRE

Décomposition d’un cours de karaté do shotokai :

1/ le taiso

2/le keiko

 

Le taiso :

Le taiso est une entrée en matière trop souvent perçue et réduite à  une préparation physique sportive préalable  au keiko.

C’est à l’occasion du taiso, que le temps va être pris pour travailler ce qu’est globalement le pratiquant (l’esprit, le corps et l’étincelle universelle ou l’âme),

Réduire le taiso à une simple préparation physique préalable au keiko est une erreur fondamentale.

Par exemple, dans la pratique du karaté do shotokai, beaucoup d’exercices de taiso  s’exécute avec un corps relâché, détendu, laissant passer et circuler l’énergie (le souffle vital)… mais cette approche corporelle des choses ne pourra être totale et réelle que si le pratiquant est capable d’une profonde et intense ATTENTION intérieure, et ce 2e élément fondamental ne peut se travailler qu’au travers d’une prise de conscience et d’un ensemble d’exercices préalables…

Il faudra donc accentuer le travail sur la respiration, l’attention et exécuter des taiso équilibrés YIN et YANG pour ne pas épuiser énergétiquement le pratiquant, et des taiso  prenant en compte le corps dans sa globalité (chaque muscle et chaque articulation).

Le keiko : la VOIE martiale

Le keiko ou l’aspect martial du cours est trop souvent incompris par le pratiquant, qui voit dans le keiko un lieu et un moment où il pourra mesurer sa force, sa capacité guerrière, sa progression…

Cela est encore la marque de l’ignorance fondamentale, causée trop souvent par un taiso trop superficiel, car taiso et keiko ne font qu’UN,

Le keiko est le temps, pendant lequel  par ses mises en situations apparemment guerrières, duelles et combattantes, le pratiquant va avoir l’occasion de débusquer facilement son propre personnage, qui s’exprime et se dévoile fortement  à travers ses sentiments de peur, ses attentes de victoires, ses craintes de perdre… ses émotions diverses,

En effet, les réactions du personnage (dans la tête du pratiquant, sa psychologie, sa personnalité) sont  beaucoup plus exacerbées dans le cadre du keiko et du combat, car l’adversaire représente une difficulté pour le personnage, enfin il le croit, cela fait parti du voile à lever grâce à la pratique.

Le combat est le lieu, ou, si le pratiquant est attentif intérieurement, il pourra découvrir facilement la nature de son propre personnage illusoire…

 

Gil SERRE.

 

 

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