L’APPRENTISSAGE DES KATAS EN KARATE DO SHOTOKAI

Publié le par SERRE

 

 

L’APPRENTISSAGE DES KATAS EN KARATE DO SHOTOKAI

 

COMMENT APPRENDRE UN KATA DE KARATE-DO?

 

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Avant de s’interroger sur comment apprendre, ce qui sous-entend la recherche d’une méthode,  ne convient-il pas de se poser la question suivante :

 

Qu’est-ce qu’apprendre un KATA ?

 

Concernant un KATA de karaté-do, APPRENDRE, pour beaucoup, consiste à acquérir des connaissances sur le KATA, en les stockant dans sa mémoire.

 

Apprendre un kata se résume pour la plupart des pratiquants à mémoriser chaque mouvement du kata avec effort, à classer ces mouvements dans un ordre précis, puis à introduire des variantes de vitesse, de kiai, d’attitudes diverses en fonction des styles de karaté-do...

 

Mais est-ce apprendre réellement que de mémoriser mécaniquement en faisant appel au processus de pensée et à sa mémoire ?

 

Ainsi l’ordinateur qui a cette capacité de mémorisation sur son disque dur, puis de répétition,  apprend- t- il vraiment ?

 

Cette question est très importante car elle constitue une révolution en termes d’approche pédagogique si la réponse est NON.

 

En effet, pousser l’élève à la mémorisation, est-ce la bonne manière de lui enseigner un KATA ?

 

 

Pour ma part, je pense que la plupart d’entre nous s’arrêtent à apprendre mécaniquement avec la mémoire, puis à répéter les séquences apprises d’une manière automatique en faisant intervenir le processus de la pensée  lors des deux stades principaux de cet apprentissage (1er stade : la mémorisation et 2e stade : la répétition).

 

Mais il me semble que la compréhension véritable ne peut naître que lorsqu’on a fini d’apprendre avec sa mémoire et sa pensée. Cette manière d'apprendre consiste à réaliser un effort intellectuel de stockage des mouvements du kata et d’imitation.

 

Apprendre vraiment ne demande aucun effort intellectuel,

 

Apprendre un KATA de karaté-do shotokai n’est pas du tout acquérir des connaissances sur ce kata, car alors l’esprit est trop en mouvement,  il faut que l’esprit se taise pour que la véritable compréhension voit le jour.

 

On n’apprend réellement pas un KATA en KARATE-DO tant qu’on ne fait qu’acquérir des connaissances sur ce KATA quel qu’il soit, car c’est la mémoire et la pensée qui interviennent alors uniquement. C’est donc seulement l’aspect intellectuel qui est à l’œuvre !

 

On peut chercher à mémoriser un kata, mais vous ne commencerez à apprendre un kata que lorsque vous cesserez de chercher à mémoriser pour répéter, car apprendre un kata ne consiste pas à savoir par cœur les enchainements, mécaniquement, apprendre réellement c’est bien autre chose !

 

Ce n’est plus la mémoire qui intervient quand on apprend réellement, sinon on reste dans le domaine de la répétition et de l’imitation !

 

De plus, apprendre et accumuler des connaissances très nombreuses, ne fait souvent qu’alourdir le mental ou l’esprit et freine la PERCEPTION (la perception n’est pas du domaine de la pensée et de la mémoire !)

 

Ces constats posent la question de la pédagogie dans l’apprentissage des KATAS en KARATE-DO SHOTOKAI. C’est-à-dire, que doit faire le professeur pour mettre les élèves en situation d’apprendre réellement ?

 

Quelle approche pédagogique le sensei  doit-il avoir?

 

Peut-être est-ce une recherche de résultats rapides et la volonté de « connaître » ou d’avoir l’impression de connaître rapidement un kata qui nous poussent à utiliser systématiquement l’intellect dans l’apprentissage, donc la mémoire et la pensée.

 

N’est-il pas possible de procéder autrement ? En changeant nos objectifs ou notre vision de l’apprentissage.

 

Nous apporterons des réponses dans de futurs articles, je vous laisse y réfléchir.

 

 

Amicalement

 

Gil SERRE.

 

 

Voir texte de ce blog « Trouver la VOIE » pour quelques informations complémentaires sur la pensée et la mémoire.

 

  Texte ci-après écrit par Yves THELEN en réaction au texte précédant:

 

 

A propos des katas au sein de l’école shotokaï

 

Nous pourrions, sommairement, répartir les pratiquants de karaté en deux catégories : les adeptes du sport de compétition et les traditionalistes. Les premiers pensent davantage « combat », les seconds « katas ». Entre les deux, les partisans des compétitions de katas…

Il n’est pas inutile de rappeler que Gichin Funakoshi, l’importateur de l’ « Okinawa-té » au Japon, interdisait les combats non conventionnels, contraires à l’éthique de son art, et  considérait que les katas constituaient l’essentiel de sa méthode.

Les japonais ne révolutionnent pas volontiers leurs pratiques ; ils ont l’étonnante faculté d’assimiler sans bouleverser, d’additionner au risque parfois d’une certaine incohérence, ainsi le syncrétisme opéré entre les croyances shintoïstes et bouddhistes.

Une exception dans le domaine des katas de karatedo : un des plus grands experts fut probablement Hiroyuki Aoki. Il fut choisi par Shigeru Egami pour illustrer un imposant ouvrage décrivant les principaux katas de karate. Pourtant, il en abandonna la pratique lorsqu’il fonda le shintaïdo.

Les pratiquants de la mouvance shotokaï ont conservé les anciens katas du style shotokan en les exécutant simplement avec plus de fluidité et d’amplitude. Et la répétition inlassable de ces « formes » est censée livrer des secrets à qui s’y adonne durant des années. C’est une illusion ! Je compte maintenant 50 ans de pratique régulière et je m’autorise à jeter un regard critique sur des enchaînements que je persévère à enseigner par respect de la Tradition mais sans plus leur accorder une importance injustifiée à mes yeux.

La mode est aux « bunkaï », l’application pratique, avec partenaire(s) de tel mouvement ou enchaînement extrait d’un kata. Dans les katas supérieurs, certains mouvements ésotériques se prêtent à des interprétations plus farfelues les unes que les autres. Ne nous attardons pas. Considérons rapidement des enchaînements fondamentaux dans la famille des « Heian ».

Heian shodan : sur l’axe principal, il s’agit d’enchaîner trois parades hautes en avançant, sans contre-attaque mais avec un kiaï au troisième jodan agé uké ! A quelle logique cela pourrait-il correspondre ?

Heian nidan débute avec une double parade haute -irréaliste si l’attaquant enchaîne ses deux frappes- suivie d’un tetsui destiné à briser le bras de l’assaillant ! Comment concilier ceci avec la volonté d’union des énergies propre au style développé par Maître Egami ? Le troisième Heian débute par une parade moyenne suivie de deux autres parades, debout, une main montant tandis que l’autre descend puis inversement ! Mettre cela au point avec un partenaire demande beaucoup d’application, de complaisance et de statisme…Rien à voir avec le dynamisme et le souci de sincérité ambitionné par la Voie shotokaï. Et le dernier enchaînement de la série Heian, celui qui termine godan : il s’agit, ni plus ni moins, d’un côté puis de l’autre, d’arracher les testicules de l’attaquant !

Je connais les arguments, vagues : il s’agit d’une Tradition martiale…toutes ces techniques doivent être interprétées…ce sont des schémas de base…ce travail forme le corps, forge les attitudes. Soit ! mais peut-on décemment présenter cette étude comme essentielle pour les débutants alors que nous plaçons au premier plan la volonté de communiquer, de pressentir le partenaire ?

La pratique shotokaï est multiforme. Si nous cherchons toutefois le dénominateur commun à tant de courants, nous ne pouvons éviter le nom de Shigeru Egami et son ouvrage, « Le cœur du Karatedo ». Le paragraphe ci-dessous est lumineux :

« Si, au lieu de vous opposer au mouvement de l’attaquant, vous bougez avec lui de façon naturelle, que va-t-il se passer ?Vous allez découvrir que vous et lui ne faites plus qu’un et que, quand il bouge pour attaquer, votre corps bouge naturellement pour

esquiver le coup. Lorsque vous deviendrez capables de cela, vous découvrirez un monde complètement différent que vous ne soupçonniez pas. Lorsque, ainsi, vous ne faites qu’un avec votre partenaire et que vous bougez naturellement avec lui sans opposition, alors il n’y a pas de première attaque ! La signification de Karate ni sente nashi (il n’y a pas de première attaque en karaté) ne peut être comprise tant que vous n’aurez pas atteint ce stade. »

«The Heart of Karate-Do», Shigeru Egami, Kodansha Int., Tokyo, 1980, p. 19.

 

Qui prétendrait qu’il n’y a pas une incompatibilité totale entre ce message du Maître et les techniques évoquées plus haut ?

La pratique du combat avec partenaire est très particulière dans l’école shotokaï et distingue celle-ci de tous les autres styles : l’attaquant frappe dans l’idée de traverser littéralement son partenaire ; celui-ci esquive en entrant ; tous les deux se sont dès lors croisés sans heurts violents ; l’attaquant a pivoté et poursuit son assaut sans discontinuer…

Cet exercice (midaré ou ren tsuki kumité) est tout à l’opposé des katas classiques, rectilignes, « carrés », avec des changements de direction à 90° et des blocages « force contre force ».

Considérons encore les trois premiers temps communs à Taïkyoku Shodan et au premier Heian. Il s’agit de l’enchaînement le plus étudié dans le monde du karaté et en shotokaï particulièrement.

La première parade (gédan baraï) s’effectue frontalement. (Quid si le partenaire est plus puissant ? Or ce mouvement est enseigné à combien d’enfants !). La contre-attaque est un grand oi tsuki, alors que l’assaillant devrait avoir été renversé sur le côté ! Le deuxième attaquant, au lieu de nous poursuivre et de se ruer dans notre dos, attend posément et le défenseur doit effectuer un pivot de 180° pour aller chercher son attaque…C’est d’un illogisme total !

Mais il est très difficile, lorsqu’on a été drillé pendant des années, conditionné à considérer comme sacré l’héritage du passé, de conserver un minimum d’esprit critique. Par contre, il est très facile d’enseigner des mouvements mécaniques, d’exiger de fastidieuses répétitions et de corriger des gestes stéréotypés. Développer la disponibilité, la concentration, l’harmonie avec un ou plusieurs partenaires exige d’autres qualités pédagogiques. Beaucoup d’experts se considèrent tels parce qu’ils connaissent un « nouveau » kata et vont enseigner durant tout un stage des mouvements alambiqués qu’aucun ne reproduira jamais lors d’un assaut réaliste.

Comprenons-nous bien : je suis personnellement convaincu que la répétition inlassable de katas est fondamentale pour progresser en karatedo…à condition que les katas étudiés constituent des enchaînements logiques reproductibles lors de l’assaut avec partenaire(s). Ainsi conçu, le kata doit être le maillon indispensable entre l’étude dans le vide (kihon) des techniques fondamentales et le combat libre. Etudié avec partenaire(s), il doit nous permettre d’entrevoir le « combat parfait », la succession idéale des déplacements, défenses, projections…nous permettant d’évoluer progressivement vers l’idéal décrit par Maître Egami. Depuis une vingtaine d’années, cette recherche est ma principale motivation.

Il n’empêche, penserez-vous peut-être, Maître Egami n’a pas renié les katas traditionnels, pas plus que les Maîtres Harada ou Murakami. C’est vrai. C’est ici que se pose la question cruciale de la fidélité et du respect : le rôle des Anciens, héritiers du merveilleux message de leurs Maîtres, consiste-t-il à reproduire parfaitement l’enseignement de ceux-ci, lequel ne cessa d’évoluer, ou de poursuivre, humblement mais sincèrement, leur recherche ?

Bien difficile de trouver la juste Voie entre la stagnation et la sclérose de ceux qui ne pourraient que reproduire des gestes sans réflexion et ceux qui seraient tentés par le désir d’innover à tout prix afin de créer leur propre style…

Yves Thelen 

www.shudokan.be

thelen.shudo@gmail.com

  Réponse et réflexion de Gil SERRE:

 

 

Effectivement, dans les heian, il y a la plupart du temps une entrée en opposition de uchi et uke, ce qui parait contradictoire avec les réflexions d’Egami sensei, car en effet, il y a opposition des forces à priori.

 

Et même si, prenons l’exemple du premier mouvement gedan barai en entrant à gauche dans heian shodan, pour tenter de s’en sortir on considère que l’on n’oppose pas les forces, mais que le gedan barai a pour mission grâce à un impact sur la trajectoire du oi tzuki de l’assaillant, de dévier la trajectoire de l’attaque de uchi et non de casser l’attaque, cela reste une entrée en opposition. (Ou de neutraliser l’oi tzuki à son origine, sans opposition des forces ?).

 

Il est vrai, que l’évolution souhaitée par Egami sensei s’est faite avec des outils (les vieux katas shotokan) non forcément adaptés à cette nouvelle vision de la pratique, ce qui a poussé beaucoup d’anciens sensei à faire preuve d’une grande imagination, pour conserver et continuer à utiliser ces katas.

 

Mais encore une fois, l’outil (le kata par exemple) est conçu et mis au service d’une méthode, et si on change fondamentalement de méthode en gardant le même outil, il faut être « équilibriste ou magicien » de haut niveau pour s’en sortir totalement, c’est une image.

 

Mais rester bloquer sur ce point me parait inutile, car la méthode initiée par sensei Egami contenait d’autres caractéristiques importantes qui pouvaient s’exprimer et se travailler à travers les vieux katas (mouvements fluides, mouvements non mécaniques, reliés entre eux et ne faisant qu’UN, mouvements et techniques plus amples et grandes, enchainements réalisés avec du KI et de l’écoute intérieure etc).

 

Ce qui reste vrai, c’est que ces anciens katas, pour beaucoup d’entre eux, n’étaient pas réalisés, et adaptés au travail d’harmonisation des mouvements et des déplacements des deux partenaires, idée développée par Egami sensei en réaction au vieux karaté-do plus axé sur l’opposition des forces.

 

Ce constat réalisé, la discussion est ouverte.

 

Gil SERRE.

 

 

 

 

 

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serge Chasson 13/10/2010 17:26



Je réagis sur ton texte concernnat l'apprentissage des katas.


En effet, comme tu le dis, il faut apprendre par le corps, et non via la pensée. Les orientaux sont moins cérébraux que nous, ils copient et s'efforcent de faire, plutôt que de penser à, mais
pour nous, on veut savoir à quoi ça sert, etc.


Le Kata, en effet, peut nous enseigner quand le mental est au repos. Cependant, il ne faut pas faire l'autruche non plus. Il est regrettable de voir que les pratiquants n'ont pas assez une
curiosité ferme sur leur art, ils gobent tout ce qu'on raconte, même si c'est des conneries du point de vue martial.


En fait, il faudrait toujours préciser dans quel registre on travaille; exercice, ou application martiale.ça éviterait bien des confusions.


Le Budo est une voie du corps, comme la danse, le yoga.Il existe d'autres voies, comme celle du coeur,de la compassion,c'est donc une voie qui donne la prédominance au vécu, au ressenti, à
l'expérimentation directe par le mouvement;


A parir de là, tout ce qu'on peut raconter, écrire,  et dire, c'est un peu comme un " commentaire sur la mer"...


C'est pareil pour les katas.


Mais comme on aime bien parler, et qu'on aime aussi la convivialité, et qu'on est humains, ben, ça fait quand même plaisir d'encauser, et c'est pas mal comme ça.


 


Amitiés à tous.


 


                    SERGE. 


 



serge Chasson 26/09/2010 16:43



A propos des katas de Shotokai:


A mon sens, les katas, tels qu'ils sont pratiqués en Shotokai, sont bons pour la formation du corps, les déplacements,la fluidité, la résistance cardiaque, etc.


Ceci dit, là ou le bât blesse, c'est quand on veut en tirer des bunkais coûte que coûte. ça devient alors absolument irréaliste et capilotracté. Pour bien comprencre le sens des katas, il faut
les étudier dans les formes anciennes.


Quand on étudie par exemple Wanshu dans une forme ancienne, on comprend mieux, car ces vieux katas sont très proches du combat, et pas du tout édulcorés; ceci dit, ils sont moins bons pour la
formation globale du corps; c'est un peu comme de comparer Judo et ancien Jiu Jitsu..


Voilà. ceci dit, là aussi, il n'y a pas de forme ancienne originale; chaque maître y ayant apporté sa touche personnelle.


Débattre sur la validité ou non des katas, est stérile, me semble-t-il, dans la mesure ou tout dépend de l'usage qu'on en fait. Il me semble que c'est très simpliste de considérer que le kata ne
sert à rien, comme de le glorifier.


Les senseis du passé, qui ont élaboré ces formes,ne devaient pas être des abrutis, non? Alors, un peu de modestie et d'humilité sont de mise ici.


 


Amicalement à tous.


 


                                    
Serge



Yves AYACHE 30/08/2010 14:38



Merci de l'égo démeusuré que  vous  m'aves affublé. Mais  quand  on a ce genre d'égo on ne sort pas de chez sois  et on ne recherche  pas la confrotation on se
contente de savoir tout  sans savoir  ce que les autres pensent.


Merci


Yves AYACHE



SERRE 30/08/2010 14:49



ne le prenez pas pour vous.


je ne vous ai pas nommé et ne nommerez jamais personne, car de quel droit pourrais je le faire, je ne détiens en aucun cas la vérité.


je voulais juste indiquer en rebondissant sur votre remarque, que les années de pratique etc certes sont un critère concernant notamment l'accumulation des connaissances techniques et de
l'expérience, mais cela n'est certainement pas l'unique élément à considérer. Car plongé dans ses habitudes, ses certitudes, il est facile de s'embourber au fil des années si nous ne sommes pas
VIGILANTS, et cette remarque nous concerne TOUS si nous sommes sincères avec nous-mêmes.


amicalement


 


gil


 



Yves AYACHE 30/08/2010 13:43



Mes chers amis


Quand  je  lis  cette prose  sur  les  Katas et quand  je  vois  le passage  de la théorie  à la  pratique je medis  que l'on
devrait utiliser  lees  2 parties  du cervaux au lie d'en utiliser  1 seule.


Je vais avoir 61 ans  et  je  pratique  le Shotokai depuis  + 46 ans.


j'ai effectué  1 centaine de voyage  au Japon pendant  lesquels  je  me suis entrainé et  dialoguer. Il ya une  chose que  les occidentaux on oublié c'est
de comprendre et de faire, avant  de parler.


Le Karate Do Shotokai c'est  uniquement  du Karate je dirais  du Budo. Immaginé que  l'on pratique une  technique ou un style  comme  on  la 
transformé en Europe  pour des  commodité de gestions des différents organismes est  une  vue  de  l'esprit.


Le Budo est  un vivre  ou  mourir.


Bonne  continuation dans  vos  reflexions mais  sachez que rien que  la  pratique  sincère au de là de toutes considérations  compte. La remise en en
compte de soit  à chaque  instant.


Le reste n'est  que  litterature.


Quand  on se confronte à toute les autre formes d'arts de combats  on peut  comprendre  la  valeur  de l'enseignement  du Maître Egami et  Murakami et
d'autres. QSans  cette  confrontations  la discussion reste  stérile.


Je vis plue en Europe depuis  quelques années et  je  peux  vous  garantir que  présenter  le KarateDo Shotokai à des pratiquants  qui ne se 
pose  pas  de questions quand  ils  vous  attraquent et  dont certains  pratique  les Arts Martiaux depuis aussi longtemps moi permet une réflexion 
véritable et bien entendu éclaire  tout  les  points qui semblaient  obscure  ou mal compris.


A bientôt


Yves AYACHE


5 Dan Shotokai Président  de KISEIKAI  et de ISKA



SERRE 30/08/2010 14:19



merci à Yves pour son commentaire.  je crois que l'on peut à la fois pratiquer assidument comme nous le faisons, et à travers cette pratique faire l'expérience de ce que l'on peut partager à
travers des textes.


je pense que le nombre d'années de pratique, que la quantité de voyages au japon ou que le nombre de photos prises avec sensei Egami ou tout autres grands "experts" entre guillemets, n'est pas le
critère essentiel


en effet, j'ai pu cotoyer des pratiquants avec de très nombreuses années de pratique etc qui faisaient preuve d'un EGO démesuré et qui avaient l'impression de ne plus rien avoir à comprendre ou
apprendre et par conséquent avaient perdus toute lucidité au fil des années de keiko.


vous me donnez envie d'écrire un article à ce sujet, avant de voir le détail des postures. bien amicalement. Gil