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KARATE DO SHOTOKAI   Tain Tournon yamato kan karaté do shotokai

Les positions ou postures en Karaté-do, le ZENKUTSU DACHI

29 Décembre 2010 , Rédigé par SERRE Publié dans #--TEXTE sur le ZENKUTSU DACHI

Les positions ou postures en Karaté-do shotokai

 

Plan d’analyse en 6 points :

 

1)  Comment entrer dans la position

2)  La géométrie de la position

3)  Les énergies et l’équilibre Yin et Yang de la posture

4)  L’aspect martial de la position

5)  Comment sortir de la posture

6)  Divers

 

A/ le Zenkutsu dachi

  P4050471

1)   Comment entrer dans la position

 

L’entrée se fait principalement par un déséquilibre avant partant d’une posture hachiji dachi par exemple.

 

C’est en effet, le plus souvent vers l’avant et grâce à un léger déséquilibre avant de l’ensemble du corps comme on le fait pour initier un mouvement de marche vers l’avant que l’on entre dans la position zenkutsu dachi (si on part d’une posture haute comme shizentai).

 

Bien entendu, on peut entrer aussi dans le zenkutsu dachi par basculement du poids du corps d’une jambe sur l’autre en arrivant par exemple de la posture kokutsu dachi (fente arrière). Ou encore par pivot du bassin (des genoux et des pieds) d’un quart à gauche ou d’un quart à droite, si on entre à partir d’une position kiba dachi (posture tibétaine).

 

Il y a donc bien d’autres façons d’entrer dans la posture zenkutsu dachi, qui dépendent de la posture qui précède immédiatement l’entrée réalisée.

 

Le zenkutsu dachi est une position dans laquelle on ne s’installe pas durablement, c’est une posture intermédiaire dans l’action du mouvement de déplacement vers l’avant, même si il reste bien entendu possible de reculer en zenkutsu dachi.

 

Ainsi, c’est très souvent une position utilisée pour attaquer ou entrer vers l’avant, malgré qu’elle puisse être utilisée comme posture statique base d’une attaque de jambe vers l’arrière avec la jambe arrière. Nous reverrons ces points dans l’aspect martial de la position.

 

2) La géométrie de la position

 

L’axe principal de la position zenkutsu dachi est celui du déplacement, ou de sa direction. Ainsi, c’est l’axe de sur lequel s’installe la jambe avant.

 

Les orteils du pied avant  sont ouverts, avec une vraie présence au sol.

 

Le pied avant est bien présent et en appui sur toute sa surface à plat au sol, ce qui a pour effet de conserver le genou avant dans l’axe principal de la posture zenkutsu dachi.

 

Le genou de la jambe avant est à l’aplomb (ou à la verticale exacte) des orteils du pied avant.

Le genou avant masque le pied avant, ainsi le genou avant n’est pas désaxé (sur la droite ou la gauche), et ne fragilise pas l’appui avant qui doit supporter près de 70% du poids du corps.

 

Le bassin est dans un axe identique à celui du buste qu’il supporte, l’axe central du bassin formant un angle de 45° avec la jambe avant.

 

Ainsi, le bassin a une ouverture angulaire de 135 degrés environ  ou de trois quarts partant de l’axe du déplacement ou l’axe principal de la posture représenté par la jambe avant. Cet angle de 135° (120° à 135°) correspond à peu près à l’ouverture entre jambes avant et arrière, du côté intérieur de la position.

 

Le bassin, socle supportant le buste et centre du futur déplacement est en état de rétroversion afin non seulement de servir de fondation à la respiration et de base à la colonne d’air constituer par le buste mais aussi afin d’installer un axe vertical protecteur à sa base des vertèbres lombaires.

 

Afin de mettre le bassin en état de rétroversion pour protéger les vertèbres lombaires et servir de socle fort à la respiration, il suffit de contracter légèrement le bas des abdominaux (vers le haut) , tout en contractant légèrement les fessiers, ce qui devrait provoquer un léger basculement avant du bassin, basculement mettant à la verticale les vertèbres lombaires (effet protecteur), tout en « yangisant », c’est-à-dire en renforçant le bassin en état de rétroversion.

 

Le bassin en état de rétroversion reste sous contrôle et parallèle au sol.

 

Les muscles pelviens et la partie inférieure des abdominaux restent contractés ou sous contrôle.

 

Le buste est bien installé sur le bassin en état de rétroversion (effet YANG), la cage thoracique est très souple et ouverte (YIN), devant, du côté plexus solaire et derrière, du côté des omoplates, épaules relâchées et vivantes.

 

Le menton rentré, sans excès, ce qui permet d’ouvrir un peu plus le chemin de l’oxygène, la trachée.

 

Le mouvement de rentrée du menton s’accompagne d’un mouvement de recul de la tête, qui est trop souvent en avant à l’excès, désaxant les vertèbres cervicales (l’arrière du cou) du reste de la colonne vertébrale.

 

 

Ce mouvement de rentrée du menton, de recul de la tête, et de poussée de l’arrière du crâne vers le haut, a pour effet de mettre en élongation les vertèbres cervicales et de réduire la courbure des vertèbres cervicales, les installant dans un axe « presque » vertical. Cette action a un effet très bénéfique sur l’énergie, il convient de le percevoir.

 

La bouche est fermée, la respiration s’effectue de préférence par le nez, les muscles du visage sont relâchés.

 

L’arrière du crâne est poussé vers le haut, ce qui est un effet secondaire et complémentaire du mouvement de rentrée du menton.

 

L’intention peut être de toucher l’arrière du crâne au ciel ou au plafond, ce qui a pour effet d’amener une élongation vertébrale du haut du crâne jusqu’au sacrum ou jusqu’au bas des fesses.

 

Il est possible d’effectuer en une seule action, les trois éléments suivants:

 

1/ rentrée du menton

2/ recul de la tête

3/ poussée de l’arrière du crâne vers le haut

 

 

Cet étirement ou cette élongation vertébrale étant très bénéfique pour la circulation de l’énergie, bénéfique pour maintenir une colonne d’air verticale constituée de l’ensemble du corps du bas des fesses (sacrum) jusqu' au haut du crâne et ainsi faciliter le processus respiratoire dont dépend un bon dynamisme de l'énergie du pratiquant…

 

Il est important de trouver le bon équilibre entre le plexus solaire (thorax) et les deux omoplates (dos). Ainsi, le dos ne doit pas être trop creusé, le plexus solaire pas trop sorti, ni trop rentré. Il existe un lien entre les omoplates et le plexus solaire et un équilibre à ressentir et à trouver.

 

Article non terminé et en cours d’élaboration

Merci pour votre indulgence

 

Gil SERRE

 

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