Quelques mécanismes concernant le fonctionnement de l’esprit dont la compréhension est indispensable pour les pratiquants d’arts martiaux et de Karaté-do

Publié le par SERRE

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Quelques mécanismes concernant le fonctionnement de l’esprit à expliquer aux pratiquants d’arts martiaux et de Karaté-do

 

 

Il semble important que le sensei, afin d’orienter ses élèves vers le MUSHIN (l’esprit transparent, silencieux et formidablement ACTIF), enseigne tout d’abord intellectuellement quelques principes à mettre en application afin d' installer un mental silencieux, neutre ou transparent.

 

 

1/ Cesser toute recherche dans sa tête, volontairement, ne plus se questionner, et ainsi ne pas enclencher le processus de pensée. C’est un aspect volontariste et relativement simple à réaliser par le pratiquant. Autrement dit, « cesser de réfléchir, ou d’utiliser le processus de pensée ».

 

 

2/ Ne pas répondre aux idées ou aux pensées « sauvages » qui peuvent surgir de façon soudaine dans la tête  pendant le taisso ou le keiko, sans que le pratiquant les ait désirées.

 

Ne pas donner de l’énergie à ces pensées « sauvages » en leur répondant dans sa tête, ainsi ces idées non souhaitées (donc sauvages)  partiront seules si le pratiquant ne leur répond pas.

 

En effet, répondre à ces idées non souhaitées, ne ferait que les renforcer et leur donner de l’énergie en leur permettant de s’installer, ce que qui n’est pas souhaitable si l’on désire que le mental fasse silence.

 

Grâce à l'écoute intérieure, dans la tête, observer simplement ces idées non voulues, apparues soudainement, sans les juger, sans les nommer ou les étiqueter, d’une manière neutre.

 

Si le pratiquant ne discute pas avec ces idées "sauvages", dans sa tête, au rythme de la respiration consciente thoracique qui lui amène une bonne énergie et fortifie son mental,  ces idées ou ces pensées apparues « sauvagement », non voulues, vont s’évanouir d’elles même et disparaître. Et lentement le mental va s’immobiliser quelque soit l’exercice de KARATE-DO SHOTOKAI réalisé.

 

Prenons un exemple concret, pour illustrer le point 2/, un pratiquant de karaté-do shotokai est boulanger de métier et pendant le keiko, le kihon par exemple, une idée surgit soudainement dans sa tête, "combien de baguettes pourrais-je faire pour ma fournée de demain matin?", lui répondre, consisterait pour le pratiquant à proposer ou imaginer des quantités, par exemple "je pourrais faire 500 baguettes, ou non, plutôt 600 car c'est samedi  demain etc".

Mais être vigilant,dans sa tête, et faire preuve d'intelligence,  c'est ne pas répondre à cette idée, et la laisser se dissiper et disparaître d'elle-même, car sans réponse, elle perd son énergie.

 

 

Gil SERRE.

 

 

 

 

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